nov
09
2009
5

Mane, thecel, phares…

… Il fallait s’y attendre.

Être Fennec, c’est une gloire, un honneur recherché par beaucoup.

Mais comme dirait l’oncle Ben « De grands pouvoir impliquent de grandes responsabilités, Peter. » Derrière les honneurs, la séparation du commun des mortels, le poids social, se cachent devoirs d’exemple, engagement et sorties dans le monde (faut de tout pour en faire un).
Tout récemment, un néo-Fennec vient de manquer grandement à ces trois règles.

  1. Évènement: Mariage du Kiki et de la Frisée.
    Statut:          Absent.
    Excuse:        Baptême (…)
  2. Évènement: Match à Rennes vs MJ-CF.
    Statut:          Absent.
    Excuse:        Néant.
  3. Évènement: Soirée Pas Roissien à la Turbe.
    Statut:          Absent.
    Excuse:        Possible A/R sur Marseille pour aller voir Sirkis.

Sufficit.

Cancre airain_neg

En conséquence de quoi (sic), nous, Très Hautes Instances Fenneques (THIF), adressons au sieur Pastoureau, plus connu sous le sobriquet Dadou (clic clic!), un bien mérité Cancrelas d’Airain de Première Classe, en espérant qu’il puisse à travers cette sanction, tirer les leçons de ses erreurs, comprendre que la vie n’est pas qu’un terrain de chasse, une aire de jeux, où l’on peut s’ébattre sans prendre conscience de ses engagements.

Comme le disait encore il y a peu le vénérable Père Barouin, être Fennec, c’est prendre l’engagement de la maturité au jour le jour. La réponse à la question «Quid fecisti ?» (Gn 4, 10) suppose donc le détour par l’ intériorité du sujet agent.

En effet l’acte Fennec n’est pas une sorte de cascade de dominos où la volonté de l’agent ne serait qu’ une «chiquenaude initiale» — pour reprendre à Pascal l’élégante expression que son ironie lui avait suggérée à l’encontre de Descartes. Le choix informe, innerve l’acte, ne se contentant pas de demeurer dans l’antichambre de l’agir, mais en constituant l’âme. L’acte Fennec n’est pas la somme d’une intention et d’un processus mécanique que l’on pourrait réellement distinguer: il est intrinsèquement intentionnel, la distinction entre une dimension physique et une dimension morale de l’agir relevant simplement de l’abstraction.
L’objet étant « raisonnablement choisi par la volonté délibérée », il est le fruit d’une constitution active de la part de la raison pratique du sujet agent, «Aliquid per rationem constitutum ».

Donc, Aliquid, Dadou, Aliquid!

Et fissa, fissa!

oct
19
2009
5

Les Fennecs au-delà de l’adversité,

La rencontre du samedi 17 octobre était déjà pliée : des Fennecs qu’on disait en manque de repères après une saison 2008/2009 catastrophique, une équipe du MJCF à qui personne ne semblait pouvoir résister après une saison exceptionnelle !

Le match a accouché d’une formidable renaissance. Le MJCF a lutté à la hauteur de son incroyable talent mais il n’a rien pu faire contre les extraterrestres Fennecs. En 3 mi-temps de 20 minutes, ces artistes du ballon ont écrasés les débats et ouverts d’improbables horizons.

C’est donc là Mars ? Stade de Lorient à Rennes. Si proche de nous, si loin en vérité. La planète rouge n’est accessible qu’aux Fennecs. Et, de temps en temps, ils nous envoient quelques nouvelles. Certains semblaient avoir perdu la foi (Johnino-La Vaillantière, Foutriquet-Les Justices) mais d’autres les avaient prévenus : « Les Fennecs sont sur Mars, les autres sur Terre ».

On disait le MJCF si fort, l’une des meilleures équipes du moment, la plus complète : solide défensivement, rapide offensivement, un bloc inébranlable. Mais ils sont tombés sur plus fort qu’eux ! Incapables de contenir cette marée blanche qui s’abattait sur eux, dépassés par la maitrise collective adverse, le MJCF n’aura eu besoin que de 3 minutes pour exploser en plein vol et concéder son premier but sur une frappe impossible du Biquet dans un angle fermé.

Impuissant, trop court physiquement, juste techniquement, le MJCF n’a semblé être que l’ombre de lui-même tant brillaient les Fennecs. A l’image du feu follet Cancrelas, nerveux dans son jeu défensif, impérial sur ses contrôles, grandissime dans ses passes en profondeur, les Fennecs ont marqués de leur empreinte cette saison qui commence et fait éclater aux yeux de tous ce désir profond qui jamais ne les a quittés : celui de tutoyer un jour les étoiles et d’inscrire leur nom au firmament du football.

Quelques erreurs minimes sont à souligner bien sûr comme ces trop nombreuses approximations devant les buts ou ces fautes de placement qui leur ont coûté d’aller chercher à trois reprises le ballon au fond des filets mais face à une telle maitrise qui ne pardonnerait pas quelques péchés véniels de gourmandise !

Résultat final : 5-3 pour les Fennecs.

Written by moebius in: Compte rendu | Mots-clefs :,
sept
07
2009
2

Vienne

Suite à la demande générale d’au moins deux personnes, j’ai décidé de décrire ici mes impressions de la paroisse de Vienne. En effet, il est bon de pouvoir comparer entre les différentes paroisses de par le monde, afin de pouvoir juger de l’évolution des nôtres.

Ayant reçu l’adresse où je devais me rendre pour pouvoir assister à la messe dominicale, je m’y rendis bien à l’heure. Heureusement, d’ailleurs, car la chapelle est loin d’être visible, étant au fond d’une cour. On y pénètre par un tunnel sous un bâtiment. A l’autre bout de ce tunnel se trouve un hangar, comme il se doit, aménagé en chapelle, avec un toit qui n’est pas tout à fait étanche. Jusque là donc, tout  va bien, l’étranger n’est pas dépaysé.

Mais, mes amis, là où la chose se corse, c’est lorsqu’on entre dans la chapelle. Il faut quand même le dire, il se trouve dans cette paroisse une collection de paroissiens tib marielle essaiparmi les paroissiens, du genre de ceux qu’on ne voit qu’une fois par an au fameux rassemblement de paroissiens itinérants, le Pèlerinage de Chartres. Il y a le vieux barbu tout de blanc vêtu, qui délaissant les bancs pourtant confortables, préfère s’agenouiller au fond, en plein milieu du passage. Il y a la vielle dame, avec ses cinq livres de messe dans un sac plastique. Il y a les vieux messieurs, habillés en costume traditionnel. Il y a évidemment la jeune fille timide que l’on connait tous. Il y a surtout son alter égo masculin, l’homme de 30 ans, tout de gris vêtu (sauf les chaussettes blanches et les chaussures noires, bien visibles sous son pantalon trop court, et sa chemise blanche sur laquelle pas un seul bouton ne reste ouvert).

Et puis, comment parler d’une paroisse sans parler de sa chorale ? Surtout que cette chorale-là vaut le détour ! Imaginez donc un organiste qui, s’il n’a pas trop de problèmes pour trouver les notes, n’a qu’une très vague idée de la signification du mot « tempo »… Ajoutez trois hommes sur une mezzanine au fond de la chapelle qui manifestement ne savent pas lire les notes. Ensuite complétez par des fidèles qui semble-t-il ont comme but de faire durer les chants aussi longtemps que possible, tout en chantant aussi faux (et souvent aussi fort) que possible, et vous avez un ensemble à la cheville de laquelle la chorale légendaire des Fournils n’arrive certainement pas…

Tout cela est acceptable, me direz-vous. Oui, mais il y a encore une petite chose. Quelle ne fut pas ma surprise, lorsque après la fin de la messe, je vis Monsieur l’Abbé revenir à la chaire pour prêcher un deuxième sermon? Ce qui fut dit le fut en Allemand, langue à laquelle je ne comprenais pas grand chose à l’époque, mais je pus saisir tout de même quelques mots, parmi lesquelles « Évêque », « Rome », « Crise » etc. Un topo sur la crise de l’Église donc. C’est une vraie Paroisse, ça!

Written by bobbles in: Actualités, Compte rendu | Mots-clefs :, ,
juil
09
2009
4

Et s’ils avaient gagné – PARTIE II

Et si

23h : réunion des Hautes Instances dans la cuisine, Jean est tout rouge, Foutriquet boude car il craint que ses crêpes ne refroidissent alors qu’elles se digèrent tellement mieux quand elles sont chaudes. Thibault qui passait le balai a encore la pelle dans la main et Biquet déclare que lui aussi fait parti des Hautes Instances et tente en vain de se cacher derrière la porte.

23h01 : la décision est prise, le Palefrenier aura les yeux bandés et devra retrouver son verre que Béatrice aura préalablement caché. Les Hautes Instances quittent la cuisine, ils croisent Mac qui exige d’être la suivante en pérorant que ce jeu l’a toujours beaucoup fait rire. Manu fait remarquer qu’avant de faire jouer Mac il faudrait penser à réciter le chapelet, les Hautes Instances, le regard grave, approuvent en silence.

23h02 : le Palefrenier s’est caché sous la commode mais son nez dépasse ! Aude trébuche dessus, sa cachette est révélée !

23h17 : Hélène boude car le Palefrenier ne veut pas danser avec elle.

23h25 : le Palefrenier a enfin trouvé son verre après avoir failli boire dans le verre d’un autre. Cancrelas se resserre un Badoit-fraise.

23h26 : Jean-Eudes et Thibaut s’organisent un setting dans la chambre de Mac. Jean-Eudes, inquiet et troublé par la nouveauté de sa relation avec Alix, interroge Thibault et se renseigne sur le prêtre qui les a suivis pour les préparer aux fiançailles. Thibault le rassure d’un sourire bonhomme : « Ne t’inquiète pas, ton père spirituel saura te guider dans cette voie nouvelle mais tellement belle ». Jean-Eudes semble rassuré.

23h28 : Manou ouvre à Pierre qui était toujours enfermé sur le balcon pour qu’il ne manque pas le début du chapelet.

23h59 : Clo coloc, discrète depuis le début de la soirée, monte au créneau, le nez en avant : Non, non, non, St Jean Chrysostome n’était pas un ascète ! Jean-Eudes, sort de la chambre de Mac et intervient à son tour, le regard grave, les pectoraux en avant, les mains jointes, un quelque chose de Fix dans l’expression : comment tu peux dire ça ? C’est ni plus ni moins du relativisme !

Minuit : Hélène boude encore mais Manou, marchant sur sa robe, lui rappelle la pieuse doctrine du père Barouin sur les jeunes et le rock’n roll.

0h01 : Jean intervient dans le débat et cite cet extrait plein d’humour tiré des Choristes : « Il vaut mieux un beau pied qu’un pied-bot ! » Cette petite remarque a le mérite de détendre l’atmosphère.

0h07 : Alix, un dizainier à la main et un lait fraise dans l’autre décide qu’il est temps pour elle d’aller se coucher.

0h16 : Seb propose à Manou de lui donner quelques rudiments de GéFi. Pierre déclare que le jour où la TVA sera à 5,5% ils pourront en reparler. David marmonne que la spéculation a pris le pas sur la valeur réelle des capitaux.

0h17 : David n’en démord pas : la bourse a conduit la société au rejet de la valeur du travail et de l’effort. Didier quant à lui estime que seul le capitalisme tuera le capitalisme. Jean commence à mettre en place la stratégie pour le tournoi de Nantes, il est question d’honneur, de fidélité, de bravoure, de combat et de virilité !!! Jean Pin’s et Maud jouent au bras de fer chinois.

0h19 : Foutriquet et Erwann ont piqués la mantille de Manou dans son sac pour rigoler ! Jean-Eudes leur rappelle qu’il faudrait tout de même lui rendre avant la messe demain matin car sinon ce serait lui manquer de respect.

0h26 : Thérèse est partie dormir. Marielle demande à chacun de ne pas parler trop fort pour ne pas gêner le repos des autres. Cancrelas se resserre un Badoit-fraise.

0h29 : Mac a sorti sa trousse de toilette et compte bien faire un gommage à Seb, Manou citant à nouveau le père Barouin rappelle à Mac que l’homme et la femme sont les deux faces d’une même médaille créée par la nature et que ce qui convient à l’un ne convient pas forcément à l’autre. Mac acquiesce en roulant des yeux et range ses crèmes de jour.

0h32 : Gwendal, grand geek devant l’éternel, a finalement réussi à convaincre Keul que Windows Béta fonctionne mieux que Windows Vista pour la simple et bonne raison que les paramètres du firewall sont configurés en datafresh et fonctionnent à plein régime malgré les 3 barrettes de ram attribuées à 256 Mo. Cancrelas se resserre un Badoit-fraise.

0h33 : David décrète que le théorème de la main invisible de Stuart Mill explique en parti la crise des Subprimes et que la stabilité des marchés ne tient qu’à une auto-régulation dénuée de toute moralité mais pourtant nécessaire au fragile équilibre entre la valeur du CAC 40 à un instant T et la consommation globale des ménages. Cancrelas se resserre un Badoit-fraise.

0h35 : Cancrelas va prendre un bain.

0h36 : Thibault propose un canon et met les filles d’un côté et les gars de l’autre avant d’entonner le fameux « 31 du mois d’Aout ! ». Cancrelas du fond de la baignoire réclame un autre Badoit-fraise.

0h46 : Manou cherche partout sa mantille, Foutriquet et Erwann se retiennent de rire tandis que Jean-Eudes leur lance un regard désapprobateur.

0h49 : le canon n’a toujours pas commencé. Cancrelas sort la tête de l’eau et clame que les Rousseau ne sont pas nés avec un diapason dans la poche et que les Rousseau n’y connaissent décidément rien au chant polyphonique profane.

0h50 : Alix finit son lait fraise et hésite à prendre une tisane ! Manou cherche toujours sa mantille.

0h56 : Manou a retrouvé sa mantille, elle dépassait de la poche de David. Jean-Eudes est rassuré.

01h04 : Keul a soulevé un problème de taille : le système Windows Béta ne tourne qu’à 95% en régime de veille sous Linux alors qu’il tourne à 98% sous Firefox, Gwendal est dubitatif.

01h07 : Aude se tait d’un coup, elle est parcourue d’un frisson… « Aaaaaaaaaaaah ! Vous avez gagné ! ». Erwann s’exclame : « Oooooooooh, elle est trop choute cette fille ! ». Cancrelas se resserre un Badoit-fraise.

01h22 : Erwann envoie texto sur texto tandis que David lui rappelle qu’il n’est qu’un maillon de cette chaîne sans fin de consommateurs grâce à qui le marché continue d’exploiter la misère des plus pauvres et d’enrichir les plus riches créant un fossé de plus en plus tangible entre ceux qui possèdent tout et ceux qui n’ont rien.

01 h30 : Jean-Eudes, sort du salon, la tête rentrée dans les épaules, la main dans les cheveux, le nez sur son téléphone et déclare que c’est trop la merde ! A Béatrice qui lui demande ce qui se passe il répond : « Attend… c’est trop la crise ! »

01h44 : Jean Pin’s a abandonné le bras de fer chinois et s’en est allé cirer ses mocassins pour la messe du lendemain.

01h48 : Mac a retrouvé des pistaches dans son lit. Jean rit grassement. Cancrelas l’air mature prend Biquet par l’épaule et lui demande, les yeux dans les yeux, à quand remonte sa dernière retraite.

01h49 : Pierre est en grande discussion avec Erwann. Le palefrenier qui lui a fait part de ses soucis financiers écoute avec attention les conseils avisés que Pierre lui prodigue sur le monde du travail qu’il connaît si bien. Pierre n’en démord pas : la vie n’est pas un long fleuve tranquille, l’argent ne naît pas du néant, il faut se battre pour le gagner et surtout : « l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ! ».

01h53 : Tout à la joie d’avoir gagné ce tournoi et ravis d’avoir passé une soirée aussi géniale, chacun va se brosser les dents et après une rapide prière du soir, l’appartement s’endort paisiblement.

NB : Scandaleux ces Fennecs !!!   ;)

Written by moebius in: Compte rendu | Mots-clefs :, ,

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